Programme Formation sur le Parrainage privé des Réfugiés

Redimensionner la police

Ethiopie

APERÇU de l’Éthiopie | Situation humanitaire | Populations persécutées | Information sur les pays d’accueil | Dans les médias | Éthiopiens au Canada — expériences d’établissement | Information culturelle

APERÇU de l’Éthiopie

Capitale : Addis Ababa
Superficie : 1 127 127 km²
Population : 74 777 981 (estimation 2006)
Langues : Amharique, tigrina, oromo, guarage, somali, arabe, autres langues locales, anglais.
Religions : Islam – 45-50 %, éthiopienne orthodoxe – 35-40 %, animiste – 12 %, autres – 3-8 %.
Composition de la population : Oromo – 40 %, Amhara et Tigréens – 32 %, Sidamas – 9 %, Shankella – 6 %, Somalis – 6 %, Afar – 4 %, Gurages – 2 %, autres – 1 %.

Source : https://www.international.gc.ca/cil-cai/country_insights-apercus_pays/overview-apercu_et.aspx?lang=fra [Consulté le 14 mars 2018].

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Situation humanitaire

« En 2017, l’Éthiopie a fait peu de progrès pour amener des réformes nécessaires en matière de droits de la personne. Plutôt, le pays a continué de réprimer les libertés et les droits fondamentaux à l’aide d’un état d’urgence prolongé, de brutalités de la part des forces de sécurité et de lois répressives.

Au bout de 10 mois, l’état d’urgence déclaré en octobre 2016 avait causé des arrestations massives, des mauvais traitements en détention et des restrictions déraisonnables sur les libertés de réunion, d’expression et d’association. Cet état d’urgence, bien qu’appliqué de façon abusive et beaucoup trop large, a procuré au gouvernement une période de calme relatif qu’il aurait pu utiliser pour apporter des solutions aux griefs répétés des protestataires.

Cependant, le gouvernement n’a pas répondu aux préoccupations des protestataires en matière de droits de la personne, notamment en ce qui concerne le rétrécissement de l’espace politique, la brutalité des forces de sécurité et les déplacements forcés. Plutôt, à la fin de 2016 et au courant de 2017, les autorités ont annoncé des réformes anticorruption, des remaniements ministériels, l’amorce d’un dialogue avec les partis d’opposition encore existants, la création d’emplois pour les jeunes et des engagements pour enraciner la “bonne gouvernance”.

L’espace politique de l’Éthiopie constitue toujours un cercle fermé. La coalition au pouvoir détient 100 pour cent des sièges parlementaires fédéraux et régionaux. Les vastes restrictions imposées à la société civile et aux médias, l’anéantissement des partis politiques indépendants, et le harcèlement et la détention arbitraire des personnes qui ne soutiennent pas activement le gouvernement ont contribué à limiter fortement l’expression de voix dissidentes.

Malgré des promesses répétées, le gouvernement n’a pas encore mené d’enquêtes crédibles sur les violations, ce qui démontre la nécessité de mener des enquêtes internationales. La Commission des droits de la personne affiliée au gouvernement ne jouit pas d’une indépendance suffisante et ses enquêtes manquent systématiquement de crédibilité. » [traduction libre]

Voir : Human Rights Watch. World Report 2018 – Ethiopia, 2017. (En anglais) Disponible en ligne : https://www.hrw.org/world-report/2018/country-chapters/ethiopia [Consulté le 14 mars 2018].

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Populations persécutées

Personnes victimes de discrimination, de violences sociales et de traite des personnes,

  • Femmes
  • Enfants
  • Minorités nationales, raciales et ethniques

Personnes victimes d’actes de violence, de discrimination et d’autres formes de violences fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre

Voir : États-Unis. United States Department of State. 2015 Country Reports on Human Rights Practices – Ethiopia, 13 avril 2016. (En anglais) Disponible en ligne : http://www.refworld.org/docid/5716126e9.html [Consulté le 15 mars 2018].

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Information sur les pays d’accueil

Kenya

Au Kenya, l’ambiguïté des politiques pour appliquer la loi sur les réfugiés (Refugee Act) suscite des difficultés pour les demandeurs d’asile, notamment en matière de statut, de droits et de documentation. De plus, les fausses perceptions et la profonde méfiance qu’entretient la police à leur égard ont contribué à répandre l’opinion selon laquelle les réfugiés doivent être confinés dans des camps ; ces facteurs alimentent aussi l’incompréhension par rapport au désir des réfugiés de s’établir à Nairobi de façon permanente. Les autorités policières tendent également à considérer les réfugiés comme des criminels et soupçonnent souvent les Somaliens d’entretenir des liens avec des organisations terroristes. Enfin, certains membres des forces policières connaissent mal les papiers remis aux réfugiés ; par conséquent, ils demeurent méfiants à l’égard des demandeurs d’asile et tendent à douter de la validité de leurs documents.

Les Éthiopiens et les Éthiopiennes représentent la deuxième nationalité en importance parmi les demandeurs d’asile installés à Nairobi. Les réfugiés éthiopiens vivant au Kenya sont principalement des Oromo et des Amhara établis à Eastleigh et, en moins grand nombre, des Anuak établis à Ruiru. Selon des témoignages recueillis à Eastleigh, les réfugiés se font régulièrement harcelés et menacés par la police, peu importe qu’ils soient munis de documents appropriés ou non. Les réfugiés rapportent également subir des violences, de l’extorsion, des arrestations arbitraires et des accusations « d’intention de commettre une infraction » ou de « présence irrégulière ». Dans la plupart des cas, les arrestations visent à extorquer de l’argent aux personnes détenues pour garantir leur libération. Les réfugiés éthiopiens Anuak rapportent que, vu leur ressemblance aux personnes d’origine soudanaise, leur sécurité est constamment menacée par des vols et autres actes criminels. Les réfugiés Oromo établis à Nairobi disent vivre une insécurité semblable, liée dans leur cas à la peur d’être enlevés, déportés de force ou tués par des agents éthiopiens se trouvant à Eastleigh.

Afrique du Sud

En Afrique du Sud, les réfugiés tendent à vivre principalement dans les grandes zones urbaines. Ils ont généralement accès aux mêmes services de base que les Sud-Africains, plutôt qu’à des mesures particulières à leur statut. Cependant, l’Afrique du Sud connaît aussi certains défis comme pays d’accueil. Les fausses perceptions concernant le nombre d’immigrants et de réfugiés présents au pays, et la supposition qu’ils rivaliseront avec les habitants locaux pour des ressources limitées, ont engendré des sentiments de peur et d’hostilité envers les étrangers. Ces attitudes xénophobes ont suscité des attaques brutales et des menaces de violences à l’endroit de plusieurs réfugiés vivant en Afrique du Sud.

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Dans les médias

Amnistie internationale. Rapport sur l’Éthiopie 2017/2018. Disponible en ligne : https://www.amnesty.org/fr/countries/africa/ethiopia/report-ethiopia/ [Consulté le 15 mars 2018].

Irlande. Refugee Documentation Centre. The Researcher, octobre 2016, volume 11 no 2. (En anglais) Disponible en ligne : http://www.refworld.org/docid/5821f6d94.html [Consulté le 14 mars 2018].

Royaume-Uni. Home Office. Country of Origin Information Report – Ethiopia, 18 janvier 2008. (En anglais) Disponible en ligne : http://www.refworld.org/docid/47973f8f2.html [Consulté le 14 mars 2018].

Conseil néerlandais pour les réfugiés. Country of Origin Information Report Ethiopia, 18 mai 2016. (En anglais) Disponible en ligne : http://www.refworld.org/docid/573f2f334.html [Consulté le 15 mars 2018].

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Éthiopiens au Canada — expériences d’établissement

Associations et organisations ethnoculturelles

Avis de non-responsabilité : Le PFPR n’est pas responsable de l’information véhiculée par les organisations répertoriées ci-dessus, non plus qu’il cautionne ces organisations ou leurs agissements. Les activités menées par ces organisations ne reflètent pas nécessairement celles du PFPR.

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Information culturelle

Voir : https://www.international.gc.ca/cil-cai/country_insights-apercus_pays/overview-apercu_et.aspx?lang=fra [Consulté le 14 mars 2018].

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