Programme Formation sur le Parrainage privé des Réfugiés

Redimensionner la police

Erythrée

APERÇU de l’Érythrée | Situation humanitaire | Populations persécutées | Information sur les pays d’accueil | Information culturelle | Ressources multimédias

APERÇU de l’Érythrée

Capitale : Asmara
Superficie : 121 320 km²
Population : 4 786 994 (estimation 2006)
Langues : Afar, arabe, tigré et kunama, tigrina, autres langues couchitiques.
Religions : Islam, Église copte, catholique, protestante.
Composition de la population : Tigrina – 50 %, Tigréens et Kunama – 40 %, Afar – 4 %, Saho – 3 %, autres – 3 %.

Source : https://www.international.gc.ca/cil-cai/country_insights-apercus_pays/overview-apercu_er.aspx?lang=fra [Consulté le 15 mars 2018].

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Situation humanitaire

Après que l’Érythrée eut obtenu son indépendance de l’Éthiopie en 1993, le Front populaire pour la démocratie et la justice (FPDJ) est demeuré le seul parti politique au pouvoir. Le gouvernement de l’Érythrée s’est servi des conflits frontaliers persistants avec l’Éthiopie et le Djibouti pour justifier des limitations aux droits de la personne et aux libertés civiles. Les forces de sécurité se sont livrées à des violations massives et systématiques des droits de la personne sans que le gouvernement intervienne.

Les rapports sur la situation humanitaire en Érythrée révèlent des violations systématiques et généralisées. Au cours des dernières années, ces violations ont compris : des exécutions illégales aux mains des forces de sécurité ; la torture et les mauvais traitements infligés aux prisonniers, menant parfois à la mort ; les mauvais traitements réservés aux conscrits réfractaires et aux membres de leur famille ; les arrestations et les détentions arbitraires ; des conditions carcérales pouvant causer la mort ; des restrictions à l’application régulière de la loi ; des restrictions au droit des citoyens de changer de gouvernement ; et des violations au droit à la vie privée. Le gouvernement a également imposé des restrictions sévères aux libertés de parole, de presse, de mouvement, de religion, de réunion et d’association. Enfin, les activités d’ONG et d’organisations d’aide humanitaire et de développement ont également fait l’objet de restrictions.

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Populations persécutées

Déserteurs et conscrits réfractaires au service militaire/national obligatoire

  • Conscrits réfractaires et déserteurs
  • Enfants recrutés
  • Objecteurs de conscience
  • Familles des conscrits réfractaires et des déserteurs
  • Victimes de violences sexuelles et de violences fondées sur le genre

Membres de groupes d’opposition politique et critiques du gouvernement

Travailleurs et travailleuses syndiquées, militants et militantes pour les droits des travailleurs

Minorités religieuses

  • Groupes de minorités religieuses non enregistrés
  • Groupes religieux enregistrés

Personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles ou transgenres

Femmes et enfants ayant certains profils

Victimes de pratiques traditionnelles préjudiciables

Membres de certains groupes ethniques minoritaires

Victimes de traite des personnes

Voir : Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). UNHCR Eligibility Guidelines for Assessing the International Protection Needs of Asylum-Seekers from Eritrea, avril 2009. (En anglais) Disponible en ligne : http://www.refworld.org/docid/49de06122.html [Consulté le 15 mars 2018].

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Information sur les pays d’accueil

Soudan

Les autorités soudanaises profitent de l’état des relations actuelles entre leur gouvernement et la capitale Asmara pour faire pression sur les réfugiés érythréens afin de les forcer à rentrer chez eux. Certains réfugiés, retournés de l’Égypte vers l’Érythrée, ont rapporté s’être auparavant enfuis du Soudan par crainte d’en être expulsés de force. Actuellement, les réfugiés qui entrent au Soudan s’installent dans des camps à l’est du pays ou continuent leur route vers un pays tiers qui offre davantage de sûreté et de stabilité. Les réfugiés érythréens qui résident hors des camps au Soudan risquent fortement d’être victimes de mauvais traitements, d’extorsion ou d’expulsion forcée. Les Érythréens et Érythréennes en route vers le Soudan s’exposent également aux dangers posés par les éléments criminels et la police soudanaise. Selon certains rapports, des réfugiés auraient été détenus par la police dès leur entrée au pays et auraient dû payer pour leur libération. Les réfugiés incapables de payer risquent d’être déportés vers l’Érythrée ou de se retrouver dans un camp de transition surpeuplé aux conditions de vie difficiles.

Égypte

L’Égypte a la réputation de violer les droits des demandeurs d’asile, car elle déporte un grand nombre de réfugiés érythréens vers leur pays, et ce, en dépit des risques posés aux personnes expulsées de force. De plus, l’Égypte a empêché le HCR d’avoir accès aux réfugiés érythréens en détention, ce qui a nui à la capacité de l’organisation d’obtenir l’information nécessaire auprès des demandeurs d’asile pour réaliser son mandat. Enfin, on rapporte que les réfugiés érythréens qui tentent de traverser la frontière de l’Égypte vers Israël risquent la mort ou les mauvais traitements aux mains des agents frontaliers égyptiens.

Éthiopie

Les réfugiés érythréens qui résident dans des camps en Éthiopie risquent de voir leur séjour se prolonger pour de longues périodes, certains s’y trouvant même depuis plus d’une décennie. Un nombre disproportionné de réfugiés érythréens est représenté par des hommes jeunes, célibataires et instruits qui fuient la conscription ou la persécution politique. On retrouve également un grand nombre d’enfants non accompagnés. L’afflux régulier de réfugiés vulnérables surpasse largement la capacité d’accueil des installations actuelles. Ainsi, les réfugiés qui résident dans les camps font face aux défis suivants : rations alimentaires insuffisantes, restrictions de mouvement, accès limité à l’éducation et aux soins de santé mentale, violences sexuelles et violences fondées sur le genre, et présence de membres de l’opposition érythréenne. Même si un grand nombre de réfugiés érythréens arrivent à obtenir la citoyenneté éthiopienne, certains éprouvent de la difficulté à se procurer une carte d’identité nationale.

Kenya

Au Kenya, les réfugiés sont tenus de résider dans des camps depuis le début des années 1990, et ce, même si aucune politique officielle n’existe à cet égard. Les réfugiés installés à Nairobi rapportent qu’ils subissent fréquemment du harcèlement et de l’extorsion de la part de la police kényane. Plusieurs indiquent avoir été victimes d’agressions sexuelles, physiques ou verbales, en plus de se faire demander des pots-de-vin à la suite de détentions non officielles. La sécurité des réfugiés est également menacée par leur exposition élevée à la violence criminelle. Enfin, les réfugiés d’appartenance érythréenne-éthiopienne mixte sont plus susceptibles de vivre dans l’isolement et de recevoir un soutien limité.

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Information culturelle

Source : https://www.international.gc.ca/cil-cai/country_insights-apercus_pays/overview-apercu_er.aspx?lang=fra [Consulté le 15 mars 2018].

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Ressources multimédias

Organisation internationale pour les migrations. L’OIM fournit un transport et un accès à l’aide aux réfugiés érythréens en Éthiopie, 14 mars 2017. Disponible en ligne : https://www.iom.int/fr/news/loim-fournit-un-transport-et-un-acces-laide-aux-refugies-erythreens-en-ethiopie [Consulté le 15 mars 2018].

Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). UNHCR’s position on the status of Eritrean and Sudanese nationals defined as ‘infiltrators’ by Israel, novembre 2017. (En anglais) Disponible en ligne : http://www.refworld.org/docid/5a5889584.html [Consulté le 15 mars 2018].

Open Migration. 5 things everyone should about Eritrean refugees. (En anglais) Disponible en ligne : http://openmigration.org/en/analyses/5-things-everyone-should-know-about-eritrean-refugees/ [Consulté le 15 mars 2018].

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