Programme Formation sur le Parrainage privé des Réfugiés

Redimensionner la police

Afghanistan

Aperçu de l’Afghanistan | Situation humanitaire | Populations persécutées | Information sur les pays d’accueil | Information culturelle | Dans les médias | Ressources multimédias | Ressources essentielles

Aperçu de l’Afghanistan

Capitale : Kaboul
Superficie : 647 500 km²
Population : 31 056 997 (estimation 2006)
Langues : Persan (dari) – 50 %, pachtou – 35 %, langues turques (principalement ouzbek et turkmène) – 11 %, baloutchi, pashayi et autres – 4 %.
Religions : Islam sunnite – 80 %, islam chiite – 19 %, autres – 1 %.
Composition de la population : Pachtounes – 42 %, Tadjiks – 27 %, Ouzbeks – 9 %, Hazaras – 9 %, autres – 13 %.

Source : https://www.international.gc.ca/cil-cai/country_insights-apercus_pays/overview-apercu_af.aspx?lang=fra [Consulté le 12 mars 2018].

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Situation humanitaire

D’aussi loin que 1979, l’Afghanistan a été en proie aux conflits armés. Les périodes les plus intenses se sont déroulées de 1994 à 2001, durant la guerre civile entre les moudjahidines et les talibans, ainsi que durant l’après-coup du 11 septembre. À la suite des attaques du 11 septembre, les États-Unis et le Royaume-Uni ont lancé l’opération Enduring Freedom (OEF), dans le but de mettre fin aux activités terroristes et de capturer des membres d’al-Quaïda. Aujourd’hui, l’intensité du conflit armé et la fréquence des atteintes aux droits de la personne ne cessent d’augmenter, tandis que la Force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS) et l’OEF combattent des groupes d’insurgés, y compris les talibans, le groupe Hezb-e Islami et al-Quaïda.

Les efforts pour consolider la paix en Afghanistan n’ont pas rencontré le succès espéré. Par exemple, des membres de la commission talibane ont déclaré qu’il ne pourra y avoir de paix tant que des troupes étrangères resteront au pays. En 2016, un accord de paix a été signé par le président Ashraf Ghani et Hezb-e Islami, le deuxième groupe d’insurgés en importance, en échange d’une amnistie pour les crimes présumés. Malgré ces efforts pour promouvoir la paix, des violations des droits de la personne persistent, y compris : la torture et les sévices corporels ; les exécutions extrajudiciaires ; les arrestations et les détentions arbitraires ; les mauvaises conditions de détention et les détentions provisoires prolongées ; la corruption judiciaire et la corruption de fonctionnaires ; les violations du droit à la vie privée ; les restrictions à la liberté de presse, d’association, de religion et de mouvement ; la discrimination et la violence sexuelle fondée sur le genre ; les abus sexuels envers les enfants ; le travail infantile et les violations des droits des travailleurs ; et les violations des droits des minorités. Les groupes d’insurgés et les talibans sont responsables d’attaques fatales qui tuent des nombres croissants de civils, y compris des femmes et des enfants. En outre, des villageois, des étrangers et des travailleurs d’ONG ont été menacés, attaqués, volés et même tués par des groupes anti-gouvernement.

La corruption, l’absence de traitements et de procédures judiciaires équitables, l’impunité et l’inefficacité des enquêtes quant aux violations commises par les forces de sécurité locales restent fréquentes et généralisées, malgré les efforts de réforme. Par conséquent, les violations des droits de la personne ne sont ni combattues ni résolues. Parmi les facteurs que l’on estime ayant mené à la situation humanitaire actuelle, on compte une absence ou une insuffisance de services sociaux ; une forte augmentation du prix de la nourriture ; l’utilisation excessive de la force ; la croissance du nombre de victimes civiles du conflit armé ; et les restrictions d’accès humanitaire pour l’ONU et d’autres organisations.

Pour en savoir davantage sur les interventions du HCR pour les réfugiés afghans, consultez le site Global Focus du HCR (En anglais) : http://reporting.unhcr.org/node/4505

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Populations persécutées

Compte tenu de la nature persistante du conflit et des violations généralisées des droits de la personne, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) reconnaît la nécessité d’accorder une protection internationale aux demandeurs d’asile afghans. La présente section décrit les groupes désignés par le HCR comme ayant besoin d’une considération particulière. Actuellement, la fuite ou la réinstallation interne ne constituent pas une option viable dans certaines régions de l’Afghanistan en raison du climat de violence généralisée. Cette violence est causée par le conflit armé et les atteintes aux droits de la personne, et aggravée par l’impunité avec laquelle divers acteurs peuvent agir. La fuite ou la réinstallation interne s’avèrent donc impossibles pour les personnes craignant la persécution de la part d’acteurs étatiques, ainsi que pour celles étant persécutées par des acteurs non étatiques dans des régions qui échappent au contrôle de l’État. Pour en savoir davantage, consultez le rapport suivant : Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. UNHCR Country Briefing Folder on Afghanistan, mars 2008. (En anglais) Disponible en ligne : http://www.refworld.org/docid/47e279222.html [Consulté le 12 mars 2018].

Membres de minorités religieuses et personnes perçues comme ayant contrevenu à la charia

Les minorités religieuses, comme les chrétiens, les sikhs, les hindous et les bahá’ís, représentent moins d’un pour cent de la population afghane. Même si l’islam est la religion de l’État, la constitution permet aux croyants d’autres religions de pratiquer librement leur foi dans les limites de la loi. La charia sert à résoudre les questions qui ne sont pas explicitement couvertes par la constitution. Selon des interprétations de la charia, la conversion d’une personne de foi musulmane à une autre religion est un acte d’apostasie passible de la peine de mort. Une personne saine d’esprit, âgée de plus de 18 ans pour un homme ou de plus de 16 ans pour une femme, qui renie l’islam a trois jours pour revenir sur sa conversion, à défaut de quoi elle pourra être condamnée à mort par pendaison. Ces personnes risquent également de se faire confisquer leurs biens et leurs possessions et de voir leur mariage annulé. Ainsi, les personnes qui renient l’islam risquent la persécution religieuse.

Minorités ethniques

Les demandeurs d’asile provenant de régions qui abritent des minorités ethniques risquent de subir des persécutions lorsqu’ils tentent de récupérer leurs terrains et leurs biens. Le peuple pachtou, qui se voit associé aux talibans sous commandement pachtou au sud de l’Afghanistan, a été déplacé en raison de la violence ethnique ayant sévi au nord et à l’ouest du pays après la chute des talibans. Ses membres sont désormais la cible de mauvais traitements, de tueries, d’attaques physiques, de violence sexuelle, d’extorsion et de pillage. De plus, les Pachtounes déplacés pourraient être incapables de récupérer les biens qu’ils ont perdus. D’ailleurs, les litiges fonciers se règlent souvent dans la violence. Cette situation a créé des problèmes pour les Gujar afghans de Takhar. Les Hazaras, une autre minorité ethnique menacée de persécution, font l’objet de discrimination sociale et se retrouvent vulnérables face au pouvoir grandissant d’acteurs non étatiques armés.

Partisans (réels ou perçus) du gouvernement, y compris les représentants gouvernementaux et les membres de la société civile

Les groupes suivants ont été systématiquement ciblés par les groupes anti-gouvernement : les représentants gouvernementaux ; les fonctionnaires ; les chefs tribaux aux positions alignées sur celles du gouvernement ; et d’autres civils associés, ou présumément associés, au gouvernement. Ces personnes peuvent être victimes d’intimidation, d’enlèvement, d’attentats à la bombe, d’attentats-suicides et d’assassinat. Les groupes anti-gouvernement ont recours à la contrainte, aux menaces et à la force pour prendre le contrôle de certains territoires et de leurs habitants. Ces groupes ont miné la confiance de la population envers le gouvernement de l’Afghanistan. Dans certains cas, les personnes soupçonnées d’espionner pour l’armée afghane ou d’autres forces internationales ont été exécutées.

Partisans (réels ou perçus) de groupes anti-gouvernement

Les civils afghans soupçonnés d’être associés aux groupes anti-gouvernement, ou de collaborer avec eux, risquent la détention ou les mauvais traitements aux mains des forces de sécurité afghanes. Selon certains rapports, des détenus auraient été victimes de sévices en prison.

Journalistes

En dépit des dispositions prévues par la loi, des sources rapportent des atteintes à la liberté médiatique, ainsi qu’une hausse du harcèlement, de l’intimidation et de la violence envers les journalistes. Des journalistes ont été détenus par les autorités et ont fait l’objet de menaces ou de harcèlement de la part de personnes au pouvoir. Les journalistes risquent également d’être persécutés par des acteurs armés lorsqu’ils ou elles expriment des opinions politiques ou religieuses dissidentes.

Personnes associées à l’ancien Parti démocratique populaire d’Afghanistan (PDPA) ou à d’autres partis politiques de gauche

Les membres hauts placés du PDPA risquent la persécution. Parmi les facteurs contribuant à ce risque figurent le profil professionnel, les origines familiales, les affiliations politiques et l’association (réelle ou perçue) aux violations commises par le régime communiste en Afghanistan entre 1979 et 1992.

Femmes

La discrimination sociale à l’égard des femmes existe depuis longtemps en Afghanistan. Les femmes que l’on perçoit comme ayant rompu avec la tradition, les rôles sexospécifiques ou le cadre juridique prescrit s’exposent à de mauvais traitements. Selon Amnistie internationale, le système judiciaire de l’Afghanistan a répertorié plus de 3 700 cas de violence contre les femmes et les filles de janvier à août 2016. Les mauvais traitements peuvent être infligés par divers acteurs et vont de la violence conjugale et des peines privatives de liberté jusqu’aux traitements dégradants et inhumains, souvent infligés en public. Les droits des femmes ont été, et continuent d’être, restreints par des lois comme la Loi sur le statut personnel chiite adoptée en 2009. Les femmes et les filles sont aussi de plus en plus touchées par la violence, y compris la violence conjugale, la violence sexuelle, l’immolation et le suicide. La stigmatisation entourant la violence fondée sur le genre décourage les victimes de porter plainte et d’obtenir des soins physiques ou psychologiques ou d’autres formes de soutien.

Enfants

À mesure que la violence augmente dans le pays, un nombre croissant d’enfants sont maltraités, exploités ou tués. On rapporte que des groupes armés recrutent des enfants dans toutes les régions, plus particulièrement au sud, au sud-est et à l’est. Les autorités afghanes ont arrêté et détenu des enfants en raison de leur association à des groupes armés. Ces enfants ont fait l’objet de mauvais traitements et de détentions prolongées sans obtenir d’assistance juridique. Des enfants ont également été victimes de violence entre des groupes opposés. On rapporte que les talibans ont abattu un garçon de 10 ans qui était en chemin vers l’école, car ils croyaient que l’enfant avait combattu les talibans aux côtés d’un parent plus âgé. On rapporte un nombre important d’enfants tués ou blessés en raison d’attentats-suicides, de véhicules ou d’humains piégés d’explosifs improvisés et d’attaques par des groupes anti-gouvernement. La violence sexuelle à l’égard des enfants a augmenté ces dernières années, les responsables agissant en toute impunité.

Vendettas

Certaines personnes risquent d’être victimes de vendettas, soit des conflits entre des familles, des tribus ou des factions armées. Ces personnes peuvent être ciblées en raison de leur association à une famille ou à une tribu opposée. Les actes de représailles peuvent aller de l’humiliation publique aux blessures physiques, voire la mort. Lors de l’évaluation des besoins de protection, il faudrait tenir compte de la sévérité de la menace ; les personnes dont le droit à la vie est menacé sont reconnues comme ayant besoin de protection.

Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Principes directeurs du HCR relatifs à l’éligibilité dans le cadre de l’évaluation des besoins de protection internationale des demandeurs d’asile afghans, 19 avril 2016, HCR/EG/AFG/16/02. Disponible en ligne : http://www.refworld.org/cgi-bin/texis/vtx/rwmain/opendocpdf.pdf?reldoc=y&docid=5975c0304 [Consulté le 12 mars 2018].

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Information sur les pays d’accueil

Iran

En 2017, le HCR a recensé 979 410 réfugiés en Iran, dont 951 142 provenaient de l’Afghanistan. La majorité des réfugiés afghans vivent en Iran depuis 20 à 30 ans. L’existence en Iran de soi-disant « zones interdites » aux réfugiés afghans poussent plusieurs d’entre eux à retourner dans leur pays ou à se réinstaller dans des zones restreintes jugées inadéquates par le HCR. En 2012, en vertu de l’accord quadripartite entre l’Afghanistan, l’Iran, le Pakistan et le HCR, on a élaboré la Stratégie des solutions pour les réfugiés afghans afin de mettre en place des solutions globales et de satisfaire aux besoins des réfugiés afghans de la région.

Camps de réfugiés. Même si l’Iran abrite l’une des plus grandes populations de réfugiés, ce pays à revenu moyen reçoit un minimum de soutien international. La majorité (97 %) des réfugiés inscrits en Iran vivent en zone urbaine, tandis que 3 % vivent dans 20 camps répartis sur l’ensemble du territoire iranien. Malheureusement, on estime que 22 % des réfugiés afghans vivent dans la pauvreté à l’intérieur des camps. Les réfugiés afghans en Iran font face à des obstacles sur le plan judiciaire, ainsi qu’en matière de sécurité, de santé et d’emploi. Souvent, ils vivent dans de très pauvres conditions.

Camps de réfugiés en Iran en 2018

  1. Ziveh
  2. Dilzeh
  3. Bazileh
  4. Varmahang
  5. Songhor
  6. Bardsir
  7. Torbat-e-Jam
  8. Rafsanjan
  9. Jahrom
  10. Sarvestan
  11. Dalaki
  12. Taft
  13. Ardakan
  14. Meybod
  15. Mohajerin
  16. Saveh
  17. Abazar
  18. Baninajar
  19. Ansar
  20. Soltanieh

Source: http://reporting.unhcr.org/node/2527 (En anglais)

Cartes « amayesh » : Le gouvernement de l’Iran a finalisé le recensement des réfugiés afghans en 2010. Les réfugiés inscrits ont obtenu une carte « amayesh », une pièce d’identité confirmant leur statut de réfugié en Iran. La carte ne précise pas la durée de séjour permise et ne permet pas à ses détenteurs de travailler légalement en Iran. L’obtention de cette carte et d’un permis de travail coûte cher aux réfugiés afghans, qui doivent effectuer leur paiement auprès des autorités municipales. En raison de nouvelles taxes imposées aux réfugiés afghans, plusieurs d’entre eux ont de la difficulté à assumer le coût de la carte. Ceux qui n’ont pas les moyens de payer pour le renouvellement de leur carte ne peuvent en obtenir une nouvelle et perdent ainsi leur statut de réfugié Iran.

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Information culturelle

Source : https://www.international.gc.ca/cil-cai/country_insights-apercus_pays/overview-apercu_af.aspx?lang=fra [Consulté le 12 mars 2018].

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Dans les médias

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Ressources multimédias

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Ressources essentielles

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